Après les étapes de sensibilisations, la ville de Gaoua a accueilli la compétition de simulation de sessions municipales sur la gouvernance locale, ce lundi 16 mars 2026, au sein du lycée provincial de Bafuji.
Organisée par le Réseau Burkinabè des Jeunes Leaders pour l’Intégrité (RBJLI), cette activité se donne pour mission de préparer les leaders de demain en les plongeant au cœur de la prise de décision publique et de la lutte contre la corruption.
Ce sont trois établissements scolaires, à savoir le lycée provincial de Bafuji, le lycée Municipal et le Complexe scolaire Notre Dame de l’Annonciation, qui se sont prêtés à cet exercice de citoyenneté active.

À tour de rôle et devant un jury, les conseillers municipaux d’un jour ont abordé avec beaucoup de sérieux des thématiques liées à la vie de leur commune : la transparence dans la gestion des fonds publics, l’implication réelle des jeunes dans les projets de développement et le refus des pratiques de favoritisme. Ils n’ont pas manqué de proposer des solutions courageuses pour transformer la gestion locale en un modèle de probité.
« Nous avons compris que gérer une mairie, c’est avant tout servir les autres avec honnêteté. Ce n’est pas un jeu, c’est l’avenir de nos frères et sœurs qui est en jeu », a témoigné un élève participant.
Le lycée municipal de Gaoua, sacré vainqueur de la compétition a pris l’engagement avec les autres écoles participantes au concours, de servir de relais, auprès de leurs camarades afin d’être des citoyens responsables.
Au-delà des prix, chaque participant est reparti avec une meilleure compréhension de son rôle de citoyen.

A travers cette initiative, le RBJLI entend promouvoir les bonnes pratiques en matière de gouvernance locale et d’inculquer des valeurs anti-corruption aux jeunes que sont les élèves des lycées et collèges tout en renforçant la cohésion sociale.
Cette simulation s’inscrit dans le cadre du projet « Amélioration de la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance locale au Burkina Faso » qui intervient dans les régions du Kadiogo, du Nando, du Guiriko, du Djôrô et des Tannounyan.
Le projet est financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD) et vise à contribuer à améliorer la participation des jeunes et des femmes à la gouvernance locale au Burkina Faso.


